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Kanjis : Introduction
Pourquoi les kanjis ont-ils plusieurs lectures ? Comment sont-ils construits ? Et comment les mémoriser sans apprendre chaque caractère isolément ?
01 · Un peu d’histoire D’où viennent les lectures KUN et ON ?
À l’origine, le japonais ne possédait pas de système d’écriture propre. Les caractères chinois ont été introduits au Japon, puis adaptés pour écrire le japonais. En simplifiant beaucoup, voici comment un même caractère a pu acquérir différentes lectures :
Le japonais possédait déjà le mot oral yama pour « montagne ».
Les Japonais ont emprunté le caractère chinois 山 pour écrire ce mot japonais. Naturellement, ils lui ont attribué la prononciation やま yama. Ce genre de lecture basée sur la prononciation d’un mot japonais est appelé « KUN-yomi » (lecture KUN).
Le caractère est aussi arrivé avec une prononciation d’origine chinoise, adaptée au japonais sous la forme サン san. Ce genre de lecture dérivée de la prononciation chinoise est appelé « ON-yomi » (lecture ON).
Un même kanji pouvait donc désormais se lire de plusieurs façons.
Au fil du temps, les hiragana et les katakana se sont développés à partir des kanjis. Les kanjis ont continué à être utilisés aux côtés des kana et permettent notamment de distinguer de nombreux homophones (mots qui ont la même prononciation mais qui ne s’écrivent pas de la même manière).
Cette histoire aide à comprendre pourquoi un kanji peut avoir plusieurs lectures. Mais pas de panique : KANJI-Link est là pour vous aider à les organiser et à les mémoriser.
02 · Comprendre les différents types de kanjis Quatre catégories traditionnelles utiles pour l’apprentissage
Regardons quatre manières traditionnelles dont les kanjis ont été formés. Ouvrez chaque catégorie pour voir le principe visuellement.
象形文字 shōkei moji Dessin d’un objet ou phénomène concret
指示文字 shiji moji Représentation d’un concept abstrait
会意文字 kaii moji Association de sens
形声文字 keisei moji Composant de sens + composant de prononciation
Cette dernière catégorie est particulièrement importante : plus de 70 % des kanjis ont été formés de cette manière. Un composant indique le sens général, tandis qu’un autre donne souvent un indice sur la prononciation.
La classification traditionnelle comprend aussi deux autres catégories ; cette introduction se concentre sur les quatre qui sont les plus utiles ici.
03 · Mémoriser la forme d’un kanji Décomposer les caractères en unités visuelles mémorables
L’association d’images peut aider à mémoriser les trois premières catégories. Gardez simplement en tête que la forme des kanjis a beaucoup évolué au fil des siècles : le caractère moderne ne ressemble donc pas toujours au dessin d’origine.
L’une des habitudes les plus utiles consiste à décomposer un kanji en unités visuelles plus petites, puis à transformer ces unités en aide-mémoire.
Décomposition visuelle
Vous pouvez visuellement décomposer 女 (« femme ») en く + ノ + 一. Cette décomposition a également inspiré le terme くノ一 (kunoichi), une ancienne manière codée d’écrire « femme », aujourd’hui couramment associée aux femmes ninjas.
Histoire mnémotechnique
Pour 親 (« parent »), vous pouvez utiliser les éléments visibles 立+木+見 et imaginer quelqu’un debout sur un arbre pour veiller sur ses enfants. Il s’agit d’un moyen mnémotechnique, et non de l’étymologie historique du caractère.
Connaître les hiragana, les katakana et les composants fréquents des kanjis vous donnera davantage de matière pour créer ce genre d’associations.
04 · Les radicaux les plus fréquents Commencer par les composants que vous rencontrerez sans cesse
Traditionnellement, 214 radicaux sont utilisés pour classer les kanjis dans les dictionnaires. Essayons d’être plus efficaces en nous concentrant sur les plus fréquents !
Fiche imprimable
Les 48 radicaux les plus fréquents
Ces 48 groupes couvrent environ 75 % des 2 136 jōyō kanji.
Pour aller plus loin, la page Kanjis par radical reprend tous les groupes historiques de KANJI-Link qui apparaissent dans plus de dix kanjis.
05 · Mémoriser les lectures Regrouper les kanjis par composant et prononciation
Jusqu’ici, nous nous sommes surtout intéressés à la forme des kanjis. Mais nous avons également vu que :
- les kanjis peuvent avoir plusieurs lectures ;
- beaucoup de kanjis associent un composant lié au sens à un autre composant lié à la prononciation.
Le « secret » pour mémoriser cette deuxième catégorie plus efficacement est de regrouper les kanjis qui ont à la fois un composant en commun et une prononciation similaire. Comment savoir quels kanjis regrouper ? KANJI-Link a fait le travail pour vous !
Une fois que vous vous êtes familiarisé avec les différentes lectures, apprenez du vocabulaire dans lequel elles apparaissent réellement. Plus vous créerez d’associations utiles, plus vous aurez de chances de vous en souvenir ensuite.